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Québec, le 8 juillet 2014. Monsieur Rénald Bernier, président du Regroupement des sociétés d’aménagement
forestier du Québec (RESAM), se dit surpris et très inquiet pour l’avenir de la sylviculture en forêt privée. «Nous
avons appris lors de l’étude des crédits budgétaires que les investissements sylvicoles en forêt privée chutaient de
17% par rapport à la saison 2013. De plus, le programme de mise en valeur pourrait être touché, car il sera
assujetti à la Commission de révision permanente des programmes du Gouvernement du Québec. Tout ça, après
avoir appris les augmentations d’investissements en forêt publique, ce ne sont pas le genre de nouvelles auxquelles
nous nous attendions» admet-il.

Rénald Bernier reconnait toutefois l’état précaire des finances publiques et l’obligation pour tous de faire leur part.
«Nous prenons acte de la coupure budgétaire et de la nécessité de revoir tous les programmes. Les acteurs de la
forêt privée doivent aussi revisiter leurs façons de faire afin d’augmenter l’impact des investissements sylvicoles en
forêt privée» constate-t-il.

Par contre, une diminution de cette importance est impossible à gérer sans répercussion importante pour les
producteurs, les travailleurs et les organisations oeuvrant en forêt privée. Selon RESAM, ce sont plus de 250
employés qui seront mis à pied dans les régions forestières et plusieurs d’entre-eux ne pourront plus se qualifier
pour l’assurance-emploi.

Il n’est pas question pour RESAM de baisser les bras d’autant plus que le Ministre Laurent Lessard est bien au fait
de la situation et désire travailler avec nous. «La forêt privée est plus que jamais un secteur d’avenir qui contribue
au développement de la société québécoise. En tant que principal partenaire du Ministère dans la mise en valeur
des forêts privées, nous entendons l’appuyer dans la défense du programme de mise en valeur de la forêt privée et
dans le sauvetage de la saison actuelle» de dire Rénald Bernier.

Le président de RESAM ajoute tout de même que la coupure budgétaire demeure difficilement compréhensible.
«Comment peut-on justifier d’investir des sommes supplémentaires en forêt publique et couper celles de la forêt
privée? Cette forêt est généralement trois fois plus productive. Qui plus est, les investissements sylvicoles agissent
comme un effet levier important en générant six dollars d’activités supplémentaires chez les groupements
forestiers pour chaque dollar investi dans le programme.» Toujours selon Monsieur Bernier, «RESAM est confiant
que le ministre réorganise les interventions de son ministère pour maintenir les investissements sylvicoles en forêt
privée.

Rénald Bernier met en garde les acteurs de la forêt privée : «l’heure est grave, les investissements sylvicoles en
forêt privée sont en danger. Notre réflexion doit aller beaucoup plus loin que ce que le chantier sur l’efficacité des
mesures en forêt privée le permettait. En ce sens, nous demandons une rencontre d’urgence avec le Ministre
Lessard afin de mettre en place les bases d’une solution durable qui permettra le déploiement du plein potentiel de
la forêt privée dans un contexte d’efficacité budgétaire », conclut le président de RESAM.

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Source : Marc Beaudoin, ing.f. M.Sc.
Directeur général
Tél. : (418) 877-1344, poste 551
Fax : (418) 877-6449
marc.beaudoin@resam.org

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